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Année
des télécoms 2000
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INFORMATIQUE
Miser sur le e-livre ? Du papyrus aux nouveaux papiers ?Beaucoup des nouvelles (et de romans ?) sur le e-livre. Entre les défenseurs de la lecture traditionnelle et les pro-écran existe-t-il une vraie bataille ? Clarifions d’abord les choses : le livre électronique est un appareil spécialement adapté à la lecture des livres ; le livre numérique est un fichier informatique contenant un livre. Dans la catégorie des livres numériques, il faut signaler d’abord l’accord entre Microsoft et Barnes & Noble, première chaîne de librairies américaines, propriété du géant allemand de la communication Bertelsmann. Sur le site Barnesandnoble.com les utilisateurs peuvent télécharger gratuitement le logiciel Microsoft Reader et une centaine de classiques. Microsoft essaie d’imposer Reader, ce dernier, peut-être, va-t-il devenir la nouvelle norme ? De même, Random House (1° maison d’édition en langue anglaise, autre filiale de Bertelsmann) a déclaré qu’elle va publier de livres numériques à partir de 2001. La librairie en ligne Amazon saura-t-elle gérer ce tournant ? Pas de rose sans épines, " The Plant " meurt par manque d’arrosage ! Stephen King a été le premier auteur de best-sellers à entrer dans le monde numérique. 535000 exemplaires de sa nouvelle " Riding The Bullet " avaient été téléchargés. Encouragé par son succès, il a décidé de publier sa propre page web et de faire fi de l’industrie éditoriale. C’est la naissance de " The Plant " en juillet 2000 pour un prix d’un dollar pour le premier épisode et de deux pour les suivants. King annonce en novembre que la publication s’arrête avec le sixième épisode. Une vraie chute des téléchargements qui sont passés de 120000 pour le premier chapitre à 40000 pour le cinquième. Racines coupées, mort annoncée et lecteurs déçus. Les mouvements s’accélèrent, beaucoup de pays commencent à miser sur le numérique et les graines d’encre se multiplient. Simon & Schuster a publié la collection de best-sellers de Mary Higgins Clark. Time Warner a créé sa librairie cybernétique iPublish.com et en France Havas lance ePocket. Un grand succès pour le livre numérique à l’occasion de la fameuse Foire de Francfort, le " top des maisons d’édition " en octobre 2000. Pour la première fois, on a décerné des prix aux livres numériques : 100000 dollars au premier prix (ex aequo, David Maranis pour "When Pride Still Mattered " chez Simon & Schuster et E.M. Schorb pour " Paradise Square " chez Denlinguer’s Publishers ltd. Les Etats-Unis, créateurs du prix, reçoivent un bon lot. Lorenz Rudolf, le directeur de la foire a déclaré lors de la 52ème édition du mois d’octobre 2000 : " Les éditeurs ne voient plus le livre numérique comme un danger mais comme un appui ". Voici donc la " nouvelle lettre " de bienvenue dans les milieux concernés. Lettres de noblesse dans le monde numérique. Un nouveau et passionnant feuilleton à suivre, sur de nouvelles feuilles. En France les éditions POL diffusent en ligne un livre de Jacques Jouet, de l’OULIPO. Un total de 153 livraisons pour l’histoire complète de la République de Mek-Ouyes. Gutenberg.net continue le projet de numérisation des livres du domaine public afin de disposer d’une bibliothèque gratuite et universelle. Il s’agit d’entreprises difficiles : après avoir annoncé leur mariage, Gallimard et Bibliopolis se sont séparés en affichant publiquement leurs différences stratégiques dans ce domaine. Du côté des livres électroniques, on trouve les américains Softbook et Rocket e-book, rachetés par le richissime Gemstar, qui a aussi absorbé l’éditeur numérique français 00h00. Mais on murmure que les chiffres de vente sont très décevants En France, on attend pour 2001 le CyBook de Cytale, société parrainée par l’académicien Erik Orsenna et l’agitateur d’idées Jacques Attali. L’objet est une tablette à écran tactile qui peut stocker 30 livres (environ 15000 pages de texte). Tout y rentre, journaux, magazines, agenda, on peut changer la taille de la police, souligner, consulter le dictionnaire et en plus il est compatible avec le standard Open e-Book, c’est à dire avec de nombreux livres numériques. Mais il est fort cher (le CyBook sera vendu 5700 FF). De leur côté, Nathan-Bordas testent un " cartable électronique " qui remplace les manuels scolaires. L’utopie et le rêve engendrent une réalité virtuelle. Ulysse à la recherche d’Ithaque. Quel est le rêve de E Ink, petite compagnie des USA ? Pour eux le papier serait parfait seulement si le mot écrit pouvait se modifier. C‘est pour cela qu’ils se proposent de créer une nouvelle génération, Papier 2 .0, qui serait capable de s’effacer et de s’imprimer selon le contenu introduit par l’utilisateur. Il s’agit d’une lame d’un millimètre d’épaisseur pleine de minuscules bulles. Ces bulles contiennent des particules qui, grâce à une charge électrique, s’approchent ou s’éloignent de la surface. En changeant la polarité des particules on arrive à composer différents points qui vont former une lettre, un mot ou même un dessin. Un principe similaire est à l’œuvre déjà dans des panneaux de supermarché par exemple, mais pour E Ink l’objectif est de développer de nouveaux supports pour les livres et les journaux, en sachant que cette invention peut révolutionner de multiples objets: montres, mobiles, objets et vêtements qui pourraient changer selon l’humeur et le goût des utilisateurs. Sites dédiés au livre électronique :
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