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TÉLÉCOMMUNICATIONS
(Extrait
de notre couverture des événements en Europe)
Espagne
ĦArriba
las telecomunicaciones !
Telefónica
continue sa marche en avant. Lopérateur historique annonce
une réorganisation en trois grandes divisions (fixe, mobiles
et nouveaux médias), offre 5,5 milliards de dollars pour le rachat
de Endemol, producteur néerlandais de télévision,
cherche à revendre SAM-1 son unité de câbles sous-marins
en Amérique Latine, envisage de revendre sa filiale Telefónica
Moviles mais ne vend en bourse quune petite partie du capital, se
retire des enchères britanniques sur les mobiles de troisième
génération, sassocie avec le groupe Suez Lyonnaise
des Eaux pour étudier sa participation à lattribution
des licences UMTS en France, achète le portail Lycos pour sa filiale
Internet Terra Networks (toujours
en perte), annonce sa volonté de fusionner avec le hollandais KPN,
projette de racheter le groupe musical britannique EMI, augmente ses participations
en Amérique Latine, développe un portail Internet mobile
par sa filiale Terra Mobile, sintéresse aux licences UMTS
en Autriche, projette dinstaller 600 000 lignes ADSL dans le monde
(dont 200 000 en Espagne)
Le désaccord avec le gouvernement
et deux actionnaires principaux sur le dossier KPN a poussé Juan
Villalonga, le charismatique président de Telefónica, à
démissionner.
Le " concours
de beauté " organisé par le gouvernement espagnol en
vue de lattribution de licences de téléphonie mobile
de 3ème génération a attiré six
candidats. Les quatre gagnants sont Telefónica Moviles, Airtel,
Amena et Xfera, un consortium comprenant Vivendi. La procédure
na généré que 520 millions dEuros. Déçu
par ce montant le gouvernement, poussé par lopposition, a
envisagé daugmenter les taxes prélevées sur
les opérateurs et doctroyer deux nouvelles licences GSM.
Les opérateurs espagnols ont menacé de porter le dossier
devant lUnion Européenne. Outre lEspagne, Telefónica
a obtenu une licence UMTS en Allemagne, en Italie en Autriche et en Suisse
et est candidate en France et en Suède. Pour financer ses futures
acquisitions européennes Telefónica Moviles a mis en vente
8,92% de son capital. Lopération nayant pas rencontré
le succès escompté les dirigeants de Telefónica ont
renoncé à toute nouvelle introduction de filiales en bourse.
Malgré cela Telefónica Moviles a choisi Ericsson, Nokia
et Motorola pour laider à développer la première
phase de son futur réseau UMTS. Lopération représente
un investissement de 103 millions de dollars pour lEspagne et devrait
atteindre son seuil de rentabilité en 4 à 6 ans selon les
pays.
Les alliances
se multiplient dans le secteur. Telecom Italia et les compagnies délectricité
Endesa et Unión
Fenosa mettent en commun leurs actifs dans le fixe, les mobiles, Internet
et la télévision pour constituer Auna le deuxième
opérateur espagnol. BT et Banco Popular sassocient dans le
e-commerce, Global TeleSystems (GTS) et Menta dans le câble, le
luxembourgeois CLT-Ufa et Antena 3 dans la télévision, le
groupe Dragados et Jazztel dans le large bande et les technologies de
linformation. De son côté Retevision
signe un contrat de gestion de ses télécommunications avec
la chaîne hôtelière Hesperia et interconnecte son réseau
avec celui de lopérateur portugais HLC. Pendant ce temps
Vodafone dispute à BT le contrôle du 2ème
opérateur de mobile, Airtel. Le paysage réglementaire espagnol
pourrait se trouver sensiblement modifié en 2001 puisque, contrairement
aux recommandations de lOCDE, la loi de finance prévoit de
réduire les prérogatives de la CMT
(Comisión del Mercado de las Telecomunicaciones), lactuel
régulateur, au profit du Ministère de lIndustrie.
Lexemple sera-t-il suivi dans dautres pays européens ?
Suite
Jean-Paul
GOULVESTRE
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