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L'euphorie
autour de l'emploi dans le secteur hi-tech est retombée brutalement
et l'année a été marquée par un très
grand nombre de suppressions de postes. Au-delà du court
terme, les politiques d'emploi ont été profondément
affectées et resteront marquées à long terme,
enfin l'année a apporté quelques innovations sociales.
Environ 40 000 personnes travaillaient au WTC et dans les sept
immeubles proches détruits lors de l'effondrement : 300 sociétés
nationales et internationales, dont des éditeurs informatiques,
des opérateurs et des SSII : AT&T, BlueSkye, NetworkPlus
(Tour nord), Securant-RSA (Tour nord), Sun (environ 300 commerciaux
dans la Tour sud) et Verizon (Tour sud), Worldcom, auxquelles il
faut ajouter des entreprises comme Morgan Stanley, Charles Schwab,
Citigroup Asset Management, pour lesquelles l'utilisation des technologies
de l'information est vitale. AT&T et Worldcom étaient
d'ailleurs les constructeurs des réseaux IP et téléphoniques
à la base du câblage des deux tours. La plupart des
salariés ont pu d'évacuer les bâtiments à
temps mais tous n'ont pas eu cette chance. Deux dirigeants du secteur
IT ont péri dans les crashs : Daniel Lewin, co-fondateur
et administrateur d'Akamai, et Edmund Glazer, directeur financier
de MRV Communications (et spécialiste de composants optiques
et des infrastructures réseau), étaient à bord
du Boeing 767 d'American Airlines qui s'est écrasé
sur le WTC.
Ces dramatiques événements et leurs conséquences
sur l'emploi dans le secteur des voyages n'ont fait que mettre au
grand jour, les effets de la crise qui préexistait.

L'évolution dans le temps
et l'espace
Les
suppressions d'emploi annoncées par
les grands industriels en 2001
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Il est extrêmement difficile d'effectuer un décompte
fiable des réductions d'effectifs de l'année
dans les TIC, mais le chiffre s'élève à
plus de 500 000 personnes dans le monde en 2001. Aux Etats-Unis,
selon le cabinet Challenger, Christmas and Gray, la récession
américaine commence à la fin de l'année
précédente, car en décembre 2000, cinq
sociétés américaines avaient à
elles seules remercié 13 000 personnes. Toujours selon
la même source, tous secteurs confondus, presque deux
millions d'emplois sont supprimés aux USA en 2001 :
777 362 personnes au premier semestre (trois fois plus qu'au
premier semestre 2000) et 1 179 514 (soit une augmentation
de 50 %) au second semestre 2001.
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Nortel
50 000
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Flextronics
10 000
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Lucent
48 000
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Solectron
20 000
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Motorola
39 000
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Alcatel
34 500
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Toshiba
18 800
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Ericsson
22 000
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Fujitsu
16 400
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Siemens
16 600
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Philips
10 000
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JDS
Uniphase 16 000
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Marconi
7 000
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Cisco
10 000
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Source
: Compagnies ; Le Monde, 1/1/02
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Mais le secteur Internet avait commencé à s'effondrer
dès avril 2000 et au second semestre on avait compté
déjà 36 000 licenciements. Le secteur hi-tech qui
était traditionnellement un secteur moteur de l'emploi, a
cessé de l'être et le taux de chômage y est maintenant
plus élevé qu'ailleurs. Début 2002, tant au
niveau des sociétés hi-tech qu'au niveau général,
cette hémorragie se poursuit encore car les décisions
prises en cours d'année n'ont pas été encore
totalement suivies d'effet.
En Europe, les différents pays conservent dans le secteur
hi-tech un emploi assez tendu jusqu'en septembre 2001 mais la dégradation
(officielle) y est alors extrêmement rapide.
En France, si les premiers licenciements datent de la fin de l'année
2000 (Freesbee a fait un premier plan en décembre 2000 et
a réitéré avec un nouveau plan de 90 personnes
en avril), notre pays a été assez long à reconnaître
que la crise ne concernait pas que les autres. En janvier 2001,
le salon de recrutement Prosearch ferme sur un constat de hausse
de la demande et le Forum des Télécommunications,
organisé le 1er mars 2001 par les élèves de
l'INT et de l'ENST, est sans doute, de mémoire de télécommunicant,
l'un des plus prestigieux avec plus de 220 entreprises présentes.
Une enquête réalisée en région parisienne
par 01 Informatique pendant l'été et parue mi-septembre
indique que les 137 entreprises high-tech sondées, "
prévoient d'embaucher 16550 informaticiens d'ici à
la fin de l'année, soit légèrement moins qu'au
cours du premier semestre " et le Syntec Informatique maintient
toujours alors sa prévision d'une croissance de 13 % en 2001.
Pourtant, en septembre, les embauches sont brusquement gelées
partout sauf dans quelques entreprises qui ont besoin d'accompagner
la mise en uvre de leurs produits chez leurs clients. Dépôts
de bilan et licenciements se succèdent. Toutes les régions
françaises sont touchées, mais plus encore l'Ouest
et particulièrement la Sarthe, l'Ille-et-Vilaine et le Tregor.

L'évolution dans les différents
secteurs
Tous les secteurs hi-tech sont touchés : électronique,
équipementiers télécoms, réseaux, constructeurs
micro-informatique et de périphériques, logiciels
et services, sans oublier Internet. D'un secteur à l'autre,
le nombre de réductions de postes peut varier de quelques
centaines à des dizaines de milliers. Dès janvier,
les premières et les plus impressionnantes restructurations
ont d'abord touché le monde de l'électronique, des
semi-conducteurs, des équipementiers réseaux, des
opérateurs télécoms. Les révisions à
la baisse des chiffres d'affaires (entre -17 et -25 % en prévision
annuelle pour les plus touchées), la baisse du développement
des mobiles, le prix des enchères de l'UMTS, les fluctuations
des cours en Bourse, les stocks d'invendus et le ralentissement
des dépenses informatiques des entreprises conduisent les
entreprises à réduire de façon drastique leurs
coûts
et à supprimer des emplois.
Les fabricants d'équipements
: télécoms, électronique, informatique
Selon Gartner Dataquest, le secteur des semi-conducteurs
a perdu dans l'année, 33 % de son chiffre d'affaires, mais
il a surtout été l'objet de grandes manuvres
d'externalisation et de rachats au profit de sociétés
travaillant principalement en Asie du Sud-Est. Toutes les sociétés
sont touchées par ce repli des ventes : Intel (-22 %), STMicroelectronics
(-19 %), NEC (-49 %) et les alliances comme celles de Micron Technology
et de Toshiba dans les mémoires DRAM, la rupture des relations
entre Infineon et de Toshiba, sont les prémices d'une recomposition
totale du paysage des constructeurs qui n'est pas achevée,
car les équipementiers de télécommunications
entraînés par les problèmes des opérateurs
licencient et externalisent également leur production. Voici
un tour d'horizon non-exhaustif de la situation dans les grandes
et petites entreprises.
Agilent (ex division Tests et Mesures de HP situé à
Palo Alto) annonce d'abord des mesures de modération salariale
(baisse de 10% des salaires) en janvier, revend sa division médicale,
puis effectue un premier plan de licenciement de 4 000 personnes,
et un second également de 4 000 personnes fin novembre qui
devrait s'étendre jusqu'à mi-2002. L'ensemble des
licenciements représente 18 % des effectifs au total.
En début d'année 2001, Alcatel est un groupe de 131
598 salariés répartis en Europe, aux Etats-Unis et
en Asie, avec moins de 30 % de salariés français.
Les conséquences des décisions stratégiques
annoncées le 26 juin par le PDG Serge Tchuruk, vers l' "
entreprise sans usine " vont faire passer l'entreprise de 120
sites de production dans le monde à 10 ou 12 et l'obliger
à se recentrer sur la R&D et les services. Alcatel revend
à Flextronics, deux usines de production de mobiles : la
vente de l'unité de Laval s'effectue en avril et dès
le 1er juillet les 830 salariés de l'usine changeaient d'employeur.
Une " prime d'externalisation " de 25 000 francs (3 800
Euros) leur a été versée et ils ne se sont
pas opposés au transfert, d'autant qu'une garantie d'activité
a été temporairement accordée à l'usine.
En Espagne, Alcatel España supprime 1300 emplois (4 600 salariés
au début 2001) soit 28 % du total des effectifs et justifie
cette mesure par " un programme de réduction des coûts
destiné à adapter l'entreprise aux évolutions
technologiques et au retournement du marché des télécommunications
". Les filiales américaines suppriment entre juin et
octobre 11 000 postes dont 9 000 par départs volontaires.
L'activité câble Nexans est touchée dès
le début de l'année : 3 038 postes (sur un effectif
global de 9 320) doivent être supprimés d'ici la mi-2002
(dont 2 151 dans la division des câbles sous-marins).
En France, la restructuration du groupe Bull s'effectue dans un
climat tendu car les syndicats se sont opposés aux propositions
de la Direction : 1 800 personnes ont été concernées,
dont 1 200 en France avec revente de la division cartes à
puce CP8, filialisation des divisions conseil sous le nom d'Integris
et revente à Steria.
Cisco accuse une chute de 86% de son bénéfice et après
avoir embauché plus de 20 000 personnes en dix-huit mois,
licencie 8 500 personnes en début d'année et annonce
un second plan social de 3 000 à 5 000 personnes en août.
Corning Fibres
optiques supprime de son côté, 1000 postes en juillet
et envisage une suppression supplémentaire de 2500 emplois.
Ericsson décide de sous-traiter la production de ses terminaux
mobiles à Flextronics en janvier, taille dans ses effectifs
en Suède et en Grande-Bretagne, externalise sa division Microelectronics
(semi-conducteurs conçus pour des besoins internes), cède
son activité intégration de réseaux en mars
à Apax et sa participation dans Juniper. L'ensemble des suppressions
d'emplois pour 2001 est de 22000 postes.
Flextronics, géant de la sous-traitance avec une centaine
d'usines de par le monde, annonce la suppression de 7 000 postes
(soit 10 % de ses effectifs) dont 1 600 en Suède, la fermeture
de sites (dont celui de Moncel-lès-Lunéville en France
avec 265 personnes) et la réduction de 15 % de ses capacités
de production dans le monde.
Groupe d'électronique, fabricant d'ordinateurs et de composants,
le japonais Fujitsu allié en Europe avec Siemens débute
en août un programme de réduction de 9 % de ses effectifs,
soit 16 400 personnes. Outre les pré-retraites au Japon,
les 11 400 licenciements seront effectués dans les autres
pays asiatiques et aux Etats-Unis. Enfin, le groupe a décidé
de cesser son activité de production de disques durs pour
ordinateurs.
En mai, Gemplus, ferme son usine de production en Allemagne et
décide le licenciement de 1 500 salariés supplémentaires
en novembre.
General Electric, qui n'est que partiellement concerné par
les télécommunications et l'informatique, décide
de supprimer 75 000 emplois.
JDS Uniphase, équipementier nord-américain, commence
par supprimer en avril 20% de ses effectifs soit 5 000 personnes.
Après avoir effectué 500 suppressions d'emploi à
l'automne 2000 et utilisé le chômage partiel en juin
2001, Highwave Optical Technologies, fabricant de composants optiques
français né en 1998, annonce 480 autres licenciements
en novembre ainsi que la fermeture des sites de Trégastel
(Côtes-d'Armor) et des Ulis (Essonne). La réduction
globale de l'effectif est de 80 % des postes depuis juillet 2000.
De son côté, l'autre géant de l'électronique
Hitachi annonce fin août la suppression de 18 800 emplois
au Japon et à l'étranger, d'ici mars 2004, soit environ
10 % de ses effectifs.
Intel, pour sa part décide de fermer une usine à
Porto Rico et supprime 5 000 postes.
Le groupe japonais Kyocera, présent dans les applications
des céramiques, les composants et les équipements
électroniques, décide en août de supprimer d'ici
la fin de l'année 10 000 emplois sur 51 000, soit un cinquième
des effectifs mondiaux du groupe, surtout aux Etats-Unis, en Europe
et en Asie (Kyocera Wireless qui fabrique des téléphones
portables et Kyocera Tycom qui produit des composants pour les équipements
électroniques). L'unité située en Chine sera
épargnée car il est possible d'y produire des composants
à un coût moins élevé.
Après avoir externalisé son activité de semi-conducteurs
avec la création d'Agere, le groupe Lucent décide
de réduire ses effectifs de 123 000 à 90 500 (soit
26 % de ses effectifs) et licencie 19 000 per-sonnes au premier
semestre. Après l'échec de sa tentative de fusion
avec Alcatel, l'ancienne filiale d'AT&T annonce en juillet,
un plan complémentaire de licenciement de 20 000 personnes
environ, revend sa filiale Chromatis et ne reconduit pas les contrats
de sous-traitance et de partenariat qui concernaient 6 000 personnes.
Ses usines de fibres optiques ont été revendues à
Furukawa Electric, Corning Inc. et Celestica. En un an, la filiale
française de Lucent est passée de 2 300 personnes
à 1 300 en filialisant son activité de télécommunication
Avaya, en vendant l'usine de Rouen à l'américain Viasystems,
en licenciant environ 550 personnes (dont 104 à Lannion).
Mitsubishi Electric Telecom Europe SA se restructure en décembre.
La branche française emploie environ 2 200 personnes et parmi
ses trois établissements, celui d'Etrelles (Ille-et-Vilaine
: téléphones et assistants numériques de la
marque Trium avec 1 500 personnes) semble le plus menacé.
Sur la technopole de Rennes-Atalante, un centre de recherche et
développement qui emploie environ 400 cadres ou ingénieurs
et le siège de la filiale France avec 300 personnes à
Nanterre (Hauts-de-Seine) sont également concernés.
A terme, la filiale française en R&D ne doit plus compter
à terme que 300 personnes.
Motorola s'est séparé de 50 000 personnes (30% de
ses effectifs) dans le monde en 18 mois et l'année 2001 est
particulièrement dure. Après avoir annoncé
11 000 licenciements en début d'année, 7 000 licenciements
en octobre, le groupe réitère avec 9 400 suppressions
supplémentaires en décembre. La division Motorola
Semiconducteurs est la plus touchée et a supprimé
4 000 postes au niveau mondial. Motorola Semiconducteurs France
a mis au printemps 2001, 1 500 personnes du site de Toulouse en
chômage partiel pendant trois semaines et vient d'annoncer
de nouvelles mesures pour 2002 : 1 200 sur les 2 350 personnes seront
en chômage partiel pendant deux semaines en janvier et février,
avec obligation de prendre une semaine de congés payés
pendant le premier trimestre de l'année. Pourtant la situation
est paradoxale : malgré ce contexte de crise, l'entreprise
doit lancer prochainement sur le marché de nouvelles générations
de circuits intégrés liés au développement
de la technologie smartmos 5.
Après avoir effectué 300 licenciements sur les 600
annoncés en juillet dernier, Nec annonce en décembre
la fermeture de son usine de téléphones mobiles en
Écosse, pour mars 2002 et la suppression de 1 260 postes.
Après avoir doublé ses effectifs en deux ans, le
finlandais Nokia supprime 1 200 postes (dont 800 au Texas sur ses
5 500 employés américains) en février mais
garde sa production au Mexique et en Corée, pays à
faibles charges sociales.
En un an, Nortel Networks a réduit ses effectifs de 52 %
(soit 50000 postes supprimés), abandonne les équipements
DSL pour les accès Internet et les fibres optiques. La filiale
française, après avoir progressivement supprimé
tous ses sous-traitants, a annoncé le 12 décembre
750 licenciements à effectuer d'ici au premier trimestre
2002. Sont concernés les services marketing, commerciaux
et administratifs. Le regroupement à Chateaufort (Yvelines)
des services de Marne-la-Vallée et de Guyancourt est prévu.
La R&D française est également concernée
puisque les effectifs de la plate-forme de Valbonne passent de 240
à 70 personnes et que le site de production de composants
UMTS de Chateaudun (Eure-et-Loir) a vu ses effectifs réduits
de 600 à 200 personnes.
Après avoir annoncé des bénéfices supérieurs
à 9,6 milliards d'Euros pour l'année 2000, le groupe
Philips décide en avril 2001 une réduction d'effectifs
de 6 000 personnes au niveau mondial (sur les 220 000 salariés
du groupe) et en novembre une réduction de ses effectifs
de R&D de 10 %. En France, les 1 142 personnes qui travaillaient
au Mans (usine et Centre de Recherche dédié aux téléphones
mobiles) sont particulièrement affectés. La seule
unité européenne de production de téléphones
mobiles DECT, Philips Consumer Communication, du Mans est revendue
à China Electronics Corporation, avec 300 salariés
restants, après des " mesures d'âge " mais
pas de plan social. Les 750 personnes du Centre de Recherche sont
également concernées par les réductions d'effectifs.
Le français Sagem décide aussi d'externaliser la
quasi-totalité de sa production de téléphones
mobiles mais de conserver son activité fax. Après
avoir fermé un site en Angleterre, l'entreprise reconvertit
son usine de Sablé-sur-Sarthe, vend l'usine de Kladnan (République
tchèque) au canadien Celestica, supprime les contrats des
1 500 intérimaires qui travaillaient dans l'usine et réduit
de moitié les effectifs de l'usine de Fougères (1
000 salariés en Ille-et-Vilaine). Cette usine sera son seul
centre de production de téléphones mobiles en France.
Siemens prévoit d'abord 8 100 suppressions de postes et
annonce en octobre la suppression de 5 000 emplois supplémentaires
dans ses activités de réseaux de téléphonie
(ICM, division téléphonie mobile), portant le nombre
total d'emplois effectivement supprimés depuis le début
de l'année à plus de 10 000. Parmi ces suppressions
d'emplois supplémentaires, 2 000 sont prévues en Allemagne,
d'ici la fin de 2002. Dans le domaine des réseaux de téléphonie
(ICN), qui emploie 50 000 personnes au total, Siemens va également
" réduire de moitié " ses 20 sites de production
dans le monde. Seules " les unités de production très
automatisées et disposant d'une grande valeur ajoutée
en Allemagne, au Brésil et en Chine vont continuer à
fonctionner ", ce qui revient à confirmer que les trois
sites allemands seront donc préservés.
Fin octobre, Thalès Communications annonce la fermeture
de deux sites (Marcq-en-Baroeul, 360 personnes et Genevilliers,
1200 personnes) sur les six consacrés aux systèmes
de radiotélécommunica-tions militaires et civils,
mais l'externalisation de ces activités ne doit avoir lieu
qu'en 2002 car elle doit s'accompagner d'un plan social.
Toshiba prévoit de supprimer 18 800 emplois dans le groupe
à l'horizon 2004 et débute immédiatement ces
réductions drastiques d'effectifs. La baisse totale des effectifs
au Japon en 2001 doit être de 12 %, passant de 144 000 à
127 000, car le groupe souhaite fermer ou regrouper 30 % de ses
21 sites au Japon.
Et chez les autres, avec le nombre de suppressions d'emplois entre
parenthèses : 3Com (4 000 et 1 000 ) ; Akamai (200 soit 25
% des effectifs); Xerox (2000 en 2000, suivi de 4000 en 2001)
Les constructeurs de micro-ordinateurs
L'année anniversaire des 20 ans du PC a été
particulièrement sinistrée pour les fabricants de
micro-ordinateurs. La croissance ininterrompue depuis le milieu
des années 1980 des ventes de PC domestiques et de bureau
s'est arrêtée net en début d'année d'abord
en Amérique du Nord, puis en Asie et a atteint l'Europe au
troisième trimestre. Les chutes des ventes se sont traduites
par des licenciements importants soit 46 000 personnes selon l'estimation
publiée par le Wall Street Journal en octobre.
Apple remercie 100 personnes en mars. Dell remercie 1300 personnes
en début d'année et 1700 en juillet, soit 10 % de
ses effectifs dans le monde.
Chez Gateway, autrefois 4ème constructeur américain
de PC, 3000 personnes sont licenciées en janvier, 5 000 en
juillet soit 25 % des effectifs mondiaux. Le constructeur ferme
des bureaux et des usines aux Etats-Unis (Salt Lake City et plusieurs
centres d'appels), mais surtout en Asie (les filiales de Malaisie,
de Singapour, du Japon, d'Australie et de Nouvelle Zélande).
En Europe, les implantations en Irlande (deux usines), au Royaume-Uni
(en tout 1 085 employés), sont concernées, les sites
allemands et suédois sont fermés. Aux dernières
nouvelles, la filiale française ne répond plus
Par ailleurs, l'entreprise change de stratégie et la construction
de PC va être complétée par des activités
de services, de création de logiciels et de la formation.
Hewlett-Packard licencie 6 000 personnes en juillet dans le monde.
En France, au lieu des 2 000 embauches prévues en 2001, on
assiste à la cession d'une usine à l'Isle d'Abeau
qui entraîne la suppression de 356 postes ; deux cents personnes
sur 2400 sont remerciées sur le site de production de Grenoble
(Isère), et 120 des 1720 employés du siège
des Ulis (Essonne) pour l'entité commerciale sont déjà
partis. Compaq licencie 5 000 personnes en mars, 2 000 en avril,
1 500 en juillet sans compter les réductions dues à
son projet de fusion avec HP, qui sera développé plus
loin.
Maxtor, fabricant américain de composants informatiques
se sépare en juin de 11 % de ses effectifs soit 1 500. NCR
remercie en septembre 344 salariés.
Les installateurs de télécoms
Ce secteur est également touché. Un seul exemple
: les 1270 salariés de Marine Communication risquent d'être
licenciés, car la branche télécommunications
a été mise en redressement judiciaire par le Tribunal
de Commerce de Paris la semaine précédant Noël
2001. La croissance de cette société a été
liée au rachat successif de deux parts d'activités
(en 1998 et 1999) d'Alcatel et d'environ 750 salariés. Marine
Communication qui assurait en sous-traitance l'installation des
standards téléphoniques d'Alcatel Réseaux d'Entreprise
(ARE), reproche à Alcatel d'être en partie responsable
de son naufrage. Elle met en cause " l'équité
des relations contractuelles " passées avec Alcatel
depuis " l'externalisation " des salariés d'ARE,
et en particulier les prix trop bas qui lui étaient imposés.
Les opérateurs et les
fournisseurs d'accès
Pendant l'année 2001, de nombreux (jeunes) opérateurs
font faillite, d'autres sont rachetés ou licencient alors
que les grandes entreprises poursuivent leurs efforts de rationalisation.
Aux Etats-Unis, AT&T Broadband licencie 900 personnes en février.
Les faillites des nouveaux entrants sur les marchés de la
boucle locale américaine touchent les salariés de
NorthPoint en début d'année, de Advanced Radio Telecom
(crée en 1993) et Formus en avril. En mai, Winstar (2 000
salariés) dépose son bilan ainsi que Kast Telecom
et Teligent dont les salariés sont également remerciés.
Après l'été c'est le tour de M-Telecom. L'opérateur
Concert, filiale commune de BT et d'AT&T pour les grands comptes,
ferme et remercie tous ses salariés en octobre. Malgré
400 licenciements en 2000 et un nouveau plan social de 125 personnes
fin novembre, Globalstar n'échappe pas au dépôt
de bilan. Fin décembre, c'est le tour de l'opérateur
Startec qui se met sous la protection de la loi sur les faillites
et entame le licenciement de tous ses salariés et d'Excite
Athome, filiale d'AT&T (service d'accès Internet à
haut débit), malgré la fermeture de plusieurs de ses
sites en Europe et le licenciement de près de 20 % de ses
effectifs (630 personnes).
Les autres opérateurs licencient : filiale de France Télécom
après son regroupement avec GlobalOne, Equant, société
d'environ 13 300 salariés dans le monde, annonce fin août,
un plan de 3 000 personnes (soit une baisse de 20 % de sa masse
salariale). Fairpoint Communications, opérateur établi
à Charlotteville, licencie 365 personnes de sa division de
téléphonie locale après un premier licenciement
de 360 personnes le mois précédent et 750 en 2000.
L'entreprise se recentre maintenant sur le Nord-Est et le Nord-Ouest
du pays. L'opérateur américain Level 3 effectue en
juillet 1 600 suppressions de postes. Qwest met à pied 11
000 employés, soit un salarié sur sept. Outre cette
réduction importante des effectifs, 1 800 contractuels principalement
dans la partie US West du groupe, ne sont pas reconduits. Sprint
annonce en septembre une suppression de 6 000 postes. Worldcom effectue
10 000 licenciements en janvier 2001 (soit 15 % de ses 77 000 employés)
principalement chez UUnet d'un côté (services d'accès
Internet pour FAI, notamment) et Business Markets (services aux
entreprises).
En Allemagne, Star Telecom et Teldefax nouveaux entrants sur le
marché des télécoms font faillite en mars et
licencient tous leurs salariés. Landtel ferme sa filiale
allemande et remercie ses 40 salariés en août.
Au Royaume-Uni, Atlantic Telecom SA, issu de Atlantic Group PLC
(groupe écossais fondé en 1995) a été
mise en cessation de paiement en mai. BT sépare ses activités
et ses salariés en BT Wireless et BT Future tandis que les
salariés des annuaires Yell sont repris par Apax en mai.
Cable & Wireless annonce 4000 suppressions d'emplois en mars.
Orange racheté par France Télécom annonce dès
janvier une réduction d'effectifs de 16 000 personnes. L'opérateur
anglais NTL, détenu à 25 % par France Télécom,
licencie 8 500 salariés en octobre et prévoit une
suppression de 35 % de ses effectifs d'ici la fin de 2002.
Belgacom annonce en octobre 3 000 licenciements. La filiale française
de Belgacom ainsi que Kaptech sont rachetés fin décembre
par LDCom, opérateur d'infrastructures télécom.
Les salariés respectifs de ces deux sociétés
sont momentanément rassurés.
L'opérateur néerlandais KPN, après avoir acquis
l'opérateur mobile allemand E-plus, essuyé les pertes
de Cesky Telekom (opérateur tchèque) et de Eircom
(opérateur irlandais), échoué dans ses tentatives
de fusion avec Telefonica puis Belgacom, envisage la suppression
de 8000 emplois d'ici 2005 par le biais de départs volontaires
et de pré-retraites et en a réalisé déjà
2700 sur l'année. Des licenciements secs sont également
attendus pour l'année à venir.
Sonera, opérateur finlandais, avait créé avec
l'électricien norvé-gien Enitel une filiale commune,
Broadband Mobile, afin de gérer une licence UMTS en Norvège.
La centaine de salariés de cette joint-venture sont remerciés
en août à la suite de la rétrocession à
l'état norvégien de la licence que l'entreprise avait
acquise pour 25 millions d'Euros mais qui s'avérait peu rentable
en raison du trop faible nombre d'abonnés potentiels norvégiens.
L'opérateur australien One.tel a été mis en
redressement judiciaire et ses 1400 salariés sont remerciés.
En France, Avenir Telecom supprime 122 postes en juin et l'opérateur
Dolphin Telecom, mis en redressement judiciaire licencie ses 300
salariés en septembre. Le dépôt de bilan de
la Sofrer, société d'installation de stations de base
a fait couler beaucoup d'encre et a posé ouvertement le problème
des sociétés contrôlées par des commanditaires
étrangers et peu sûrs. Sommé par fax de fermer
la société par son actionnaire principal thaïlandais,
Spectrasite Transco, le président du directoire a dû
licencier en septembre ses 865 employés.
Le
secteur de l'Internet
Le bilan 2001 d'Internet aux USA est particulièrement
noir, car on estime à plus de 100 000 le nombre de licenciements
et à 537 le nombre des fermetures d'entreprises du secteur
(soit 2,5 fois de plus qu'en 2000). Il semble toutefois qu'en fin
d'année l'hécatombe se soit ralentie.
America On Line décide de se séparer en début
d'année de 725 salariés sur 15 000, soit environ 5
% des effectifs et une seconde vague de licenciements dans l'ensemble
du groupe AOL Time Warner a lieu en août, soit environ 2 000
personnes.
Internet Telecom, fournisseur d'accès Internet de 170 salariés,
annonce en février la mise en place d'un plan de licenciement
touchant 50 salariés, principalement les salariés
en CDD et ceux en période d'essai.
Lycos Europe se sépare de 25 % de ses employés européens
soit 500 personnes en tout.
En France, les rachats-restructurations de Freesbee par LibertySurf,
puis par Tiscali accompagnés d'un plan social ont alimenté
les chroniques sociales de l'année, en particulier parce
que les transferts d'employés proposés s'accompagnaient
d'un changement de convention collective (perte de la convention
collective des télécoms). De leur côté,
les 150 salariés d'Infonie repris dans le groupe Infosources,
eux-mêmes repris par Tiscali, depuis la fin octobre craignent
les restructurations annoncées fin décembre par le
nouveau groupe.
Monster, le géant américain du recrutement en ligne
licencie en octobre 125 salariés et son concurrent européen
Stepstone, 500.
Les
éditeurs de logiciels
Ils n'ont pas connu une année aussi sombre que les
constructeurs et les opérateurs mais ont cessé d'embaucher
à mi-année. Les faillites et les difficultés
des entreprises du secteur informatique sont particulièrement
importantes au deuxième trimestre.
Les éditeurs de logiciels Ariba, Broadvision, Inktomi, I2,
Oracle annoncent de possibles plans de suppressions de postes alors
qu'aux Etats Unis Corus annonce 6 000 suppressions d'emploi et Sun
4 000, et au Canada Corel renvoie 350 personnes.
Le
conseil et les services
Accenture, ayant des difficultés à trouver
des missions pour ses consultants, licencie 1 500 consultants aux
Etats-Unis et commence à innover sur les congés en
août (voir une analyse détaillée plus loin de
ces pratiques). Cap Gemini Ernst & Young (CGEY), qui emploie
environ 66 000 personnes dans le monde se sépare en 2001
de 3 500 consultants, et fin novembre annonce un second plan de
licenciement de 2 000 personnes qui va s'étaler sur l'année
prochaine. Computer Associates remercie en octobre 900 consultants.
Computer Sciences Corporation (CSC), se sépare de 700 à
900 personnes mais refuse de communiquer à ce sujet. CS Telecom
est mis en redressement judiciaire et ses 350 salariés vivent
un été mouvementé car la décision des
dirigeants est remise en cause. PriceWaterhouse Coopers remercie
en avril 1 000 consultants suite aux défaillances de certains
de ses grands clients (Procter, Disney, Motorola). Sema racheté
par Schlumberger en février se sépare à l'amiable
de certains de ses consultants. Unisys licencie 3 000 salariés
en octobre.
Le
secteur des médias
Très affecté par la chute de la publicité
en ligne, le secteur des médias électroniques et des
fournisseurs de contenu paie un lourd tribut à l'emploi.
Toutes les sociétés fondées sur un modèle
économique lié au marché publicitaire ont multiplié
les annonces de licenciement au cours de l'année. Certes,
le nombre des personnes licenciées est moins important que
chez les constructeurs mais les pourcentages sont identiques. Dès
janvier, les sites Internet de presse américains licencient
: Salon.com, The Industry Standard, le New York Times (17 % des
effectifs), CNN (400 personnes en janvier), DirecTv (800 emplois
en août) et NewsCorp qui appartient à Rupert Murdoch.
Theglobe.com pourtant l'une des anciennes stars du Nasdaq a procédé
à la suppression de 150 postes fin août et a revendu
son activité média. CNet, Wired, etc. semblent épargnés
mais pour combien de temps ? L'option prise par le Wall Street Journal
d'offrir une édition payante semble avoir préservé
ses rédacteurs des licenciements annoncés. Pour le
cabinet de mesure d'audience américain Jupiter Media Metrix,
le secteur américain de la publicité en ligne ne semble
pas près de réembaucher et le cabinet prévoit
cinq années avant une véritable reprise.
Le groupe AOL-Time Warner (groupe d'environ 82 500 personnes) a
licencié 2 400 personnes en début d'année à
la suite de sa fusion du 11 janvier 2001 (en particulier dans sa
filiale Entertaindom, Warner Music -600 personnes-, Warner Bros
cinéma -100 personnes- New Line Cinema -100 personnes- et
avec les fermetures des magasins Warner Bros), puis le groupe effectue
une seconde vague de licenciements de 1 700 postes en août
(dont 1 200 dans la branche Internet d'America On Line qui compte
16 000 personnes).
Disney se sépare de 3 000 salariés par départ
négocié en juin et licencie 1 000 personnes supplémentaires
sur ses 120 000 salariés.
En France, le groupe Lagardère (Lagardère Active
Broadband) a effectué deux annonces de suppressions de postes
(soit un quart des effectifs en tout).
Les médias traditionnels ne sont pas épargnés
par la baisse des recettes publicitaires. En France, entre autres
Libération, France Soir, L'Humanité, Le Figaro, Le
Progrès, Canal+ ont supprimé des postes.
Enfin l'année 2001 est également très dure
pour les web agencies françaises et certaines ont dû
fusionner pour survivre (K2), d'autres se sont diversifiées
comme Publicis e-brand qui se consacre maintenant pour moitié
à la consultance avec des recommandations sur le on et off
line ou des contrats de maintenance des sites de grosses structures.
Aussi les regroupements et les fusions devraient se poursuivre en
2002. Certaines petites agences comme Valtech semblent moins affectées
comparativement que les plus grandes comme FI Systems ou même
Framfab (qui gère les sites d'Axa, Packard Bell France, McDonald's
France) et qui est passée de 3 000 à 700 personnes
dans le monde ou même que Kalihoa qui a déposé
son bilan fin décembre 2001.
Le commerce électronique
Les banques en ligne n'ont pas tenu leur promesses et certaines
ont même dû fermer : le belge Dexiaplus a fermé
en mai et a été réintégré par
sa maison-mère comme un canal de distribution ordinaire,
le belgo-néerlandais Fortis a fermé fin juillet, le
suédois SEB Swedbank a gelé ses recrutements et ses
investissements en Europe ; les difficultés du britannique
Egg, de l'italien Bipop-Carire et de Zebank (pourtant adossé
au groupe de Bernard Arnaud) ont été abondamment commentées.
Fin décembre, les 58 salariés de Comdirect, la filiale
de la Commerzbank qui fait du courtage en ligne, ont entamé
une grève qui a mobilisé les deux tiers des salariés,
pour obtenir un véritable plan social. Le monde Internet
n'est plus si particulier, puisque les patrons des banques en ligne
se comportent comme les patrons des autres secteurs
Plusieurs sites Internet s'intéressent aux start-up : Upside
alimente régulièrement son " cimetière
" et le Journal du Net, tient depuis avril 2000, une rubrique
nécrologique des dot.coms françaises et leurs licenciements
: soit 435 sur les 4 premiers mois de 2001. Et uniquement devant
le Tribunal de Commerce de Paris, il y a eu 102 start-ups en dépôt
de bilan de janvier à septembre. Leur nombre va d'ailleurs
croissant : 14 en juin, 19 en septembre. Leur passif, 530000 Euros,
est en général dix fois supérieur à
la moyenne des autres entreprises. Ces morts prématurées
sont le fait, dans la majorité des cas, de la perte de la
moitié au moins du capital social, de l'inscription de privilège
au profit de l'Urssaf et/ou de la sécurité sociale,
d'un actif net inférieur à 38 000 Euros, ou encore
du non-dépôt des comptes. Mais dans le même temps,
le nombre des créations de start-up est en baisse. En janvier,
115 start-ups voyaient le jour, contre 83 en juin et seulement 46
en septembre 2001 .
Aux Etats-Unis, ces faillites se sont parfois traduites par des
sites insolites créés par les anciens salariés
(conseils aux autres salariés victimes comme Startupfailures.com
ou Vakooler) ou par la commercialisation de produits inédits
et de dérision (T-shirts, porte-gobelets, tapis de souris
aux logos des sociétés disparues). Le site d'eBay.com,
commercialise ainsi du papier toilette ressemblant à des
bandes de téléscripteur, sur lesquelles sont imprimés
les prix des actions des dot.com plus ou moins en difficulté
(d'Amazon, BroadVision, Dell, jusqu'à Yahoo), au prix de
9,99 dollars l'unité. Les créateurs de ce papier,
Zappa et Wentz ex-salariés Dell, semblent pour leur part
avoir tiré un grand bénéfice des chutes de
dot-coms
à défaut de la fortune espérée. deuxième
partie
Marie-Noelle
Blancheteau
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