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L’ère
de la " folie " Internet est passée.
Comme pour le Minitel en son temps, le moment est venu de regarder
froidement les avantages et les inconvénients de cette technologie.
Le sociologue de la communication Dominique Wolton ose même
dire carrément en parlant des usages grand public :
" c’est barbant, lent et compliqué ".
Mais dans plusieurs grands domaines les atouts du web sont indéniables
dès à présent : le web comme média,
comme support du commerce électronique, comme moyen de divertissement,
comme outil au service des entreprises, de l’administration et même
de la démocratie. Et ceci alors que les limites entre télécoms,
informatique traditionnelle et monde IP se dissolvent et que l’arrivée
de la large bande va changer la donne. Nous avons donc décidé
de concentrer notre analyse sur ces sujets.
Progrès et interrogations

Michel Berne
Le développement d’Internet a été fulgurant
jusqu’à présent, il est en train de se ralentir alors
que les usages se banalisent.
Il
fallait d’abord inventer un système à l’échelle
du globe, capable de supporter une croissance phénoménale.
La mise en place de l’IETF, de l’ICANN, du W3C, des grands réseaux
d’accès, des grands navigateurs et moteurs de recherche a
occupé le devant de la scène jusqu’à présent.
Les limites de cette approche sont évidentes et expliquent
sans doute l’avis " éclairé "
de Dominique Wolton. Aujourd’hui, la croissance ralentit et les
préoccupations changent. Concernant la gestion du système,
le fonctionnement de l’ICANN, organisme qui chapeaute le nommage
et l’adressage, est entré dans une phase plus calme. L’attribution
de noms dans de nouvelles catégories décidées
l’an dernier (.biz, .info, etc.) se fait progressivement
par l’intermédiaire de sociétés accréditées,
donnant lieu à des bagarres et à des critiques quand
la demande dépasse l’offre (ça a été
le cas pour .info, la procédure de pré-réservation
mise en place par Afilias ayant eu des ratés). .edu
est attribué par Educause, .us par NeuStar. La possibilité
d’utiliser d’autres alphabets que celui des anglo-saxons a été
ouverte, mais elle est source de confusion et peu répandue.
La qualité des liaisons progresse également, www ne
veut plus dire world wide wait ! Internet est même
le premier facteur explicatif de la croissance du trafic fixe en
France. L’ART annonce une hausse de 186 % des minutes de trafic
Internet entre mi-2000 et mi-2001. Enfin, IPv6, la nouvelle version
du protocole IP se répand lentement dans le réseau
et la large bande arrive (presque) partout. Le taux de pénétration
continue de progresser partout, mais à un rythme ralenti
dans les pays développés. On compterait 182 millions
de sites dans le monde et Le Journal du Net avance les chiffres
suivants : en France, il y aurait en fin d’année 16,1
millions d’internautes (25 % de taux de pénétration),
154 millions en Europe (45 %), 166 millions aux Etats-Unis (60 %)
et 513 millions dans le monde (6 %). La fracture numérique
est maintenant large, il n’est pas certain qu’elle se referme :
problèmes de coûts (en particulier matériel
et communications), problèmes de formation. On a peu
progressé en 2001 sur la question de l’harmonisation des
aspects juridiques.
Une
typologie des internautes français
|
Un
juge français a interdit à Yahoo ! de vendre
aux enchères des objets nazis, et plus tard un juge
américain l’a autorisé… Les efforts d’auto-régulation
de l’industrie sont restés modestes, même si
on note l’annonce par AOL, Yahoo ! et MSN (Microsoft)
de l’adoption du système commun ICRA de contrôle
des contenus.
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| 33
% |
Basics
peu formés |
tous
âges information et mail |
| 22
% |
Companions
jeunes |
suréquipés
musique et jeu |
| 11
% |
Sweet
Home |
plutôt
féminin achats en ligne |
| 13
% |
Experts |
bidouilleurs
technique |
| 11
% |
Traders |
hommes
bourse, achats en ligne |
| Source
: Ipsos-Mediangles, avril 2001 |
Le
spam coûterait 10 milliards d’Euros aux utilisateurs
dans le monde, et l’Europe a décidé d’imposer généralement
l’opt-in (on reçoit seulement les messages publicitaires
qu’on a décidé d’autoriser), sauf en cas d’achat,
qui déclenche le passage à l’opt-out (on reçoit
des messages tant qu’on ne les a pas interdits) Enfin les problèmes
de protection de la vie privée sont repassés sur le
devant de la scène après les attaques terroristes
du 11 septembre.

E-commerce :
fin de la phase d’apprentissage

Michel Berne
L’année
2000 avait marqué l’apogée de l’engouement médiatique
pour le commerce électronique. La chute des dot.com
qui avait démarré alors a rendu tous les acteurs plus
prudents. Aujourd’hui le constat est clair : peu d’entreprises
pure play (tout Internet) sont rentables, mais les click
& mortars (distribution traditionnelle et Internet) commencent
à comprendre comment utiliser le web et s’en félicitent.
Noël 2001 a représenté le grand test du B2C
(Business to Consumer) : vu l’état de faiblesse
des entreprises de ce type, si la saison des fêtes était
médiocre, tout espoir aurait été perdu. En
janvier 2002, tout le monde respire, les ventes du commerce électronique
ont été bonnes tant aux Etats-Unis qu’en Europe où
elles doivent avoir doublé par rapport à 2000. L’augmentation
des taux de pénétration d’Internet, l’amélioration
sensible de l’ergonomie des sites et de la qualité des processus
de vente permettent un optimisme raisonnable avec une croissance
de 31 % du B2C sur l’année 2001. 537 dot.com ont malgré
tout disparu en 2001 selon Webmergers, le double de l’année
précédente. On a été frappé toute
l’année par la brutalité avec laquelle les investisseurs
réagissaient. En 2000, l’argent coulait à flot pour
tout business plan passable. En 2001, seuls les très
bons projets ont pu lever de l’argent ; les entreprises existantes
ont eu beaucoup de mal à obtenir des financements complémentaires
de la part des investisseurs d’origine qui ont parfois préféré
tout perdre et jeter l’éponge, précipitant leurs bébés
dans une crise presque toujours fatale si un relais n’est pas trouvé
rapidement. CanalWeb, unhomme, DBG entre autres ont subi ce traitement.
Les montants dépensés dans le commerce électronique
sont encore modestes dans beaucoup de domaines, 2 % du total des
ventes aux USA par exemple. Un tiers des adultes américains
achète en ligne, 8 % des Européens et seulement 4
% des français. Il y a une vraie percée dans le monde
du voyage (avec la SNCF, maintenant associée à Expedia,
en gagnant surprise avec 150 millions d’Euros de vente en ligne
en 2001). Et même si les courtiers en ligne ont énormément
souffert à cause de la mauvaise santé de la bourse,
ils se sont imposés par la facilité et le coût
des transactions. On commence à comprendre comment gagner
de l’argent avec les supermarchés en ligne. Le lien avec
les magasins " physiques " et les entrepôts
est essentiel, comme le montre l’exemple de Tesco ou de Wal-Mart.
Les entreprises qui opèrent seulement sur Internet sont condamnées,
comme l’américain Webvan l’a été en juillet
2001. Houra (groupe Cora) a supprimé la desserte de 62 départements
en France, se recentrant sur les grandes villes comme ses concurrents
alors que Carrefour fermait quatre sites de commerce en ligne. Dans
la distribution spécialisée, là encore, sauf
exception l’alliance des magasins et du web est la clé de
la rentabilité. Les gains réalisés en n’ouvrant
pas de points de vente sont entièrement mangés, et
au-delà, par les dépenses de logistique de distribution
et de publicité. Tout le monde surveille Amazon, qui s’est
beaucoup diversifiée au-delà de la librairie d’origine.
Amazon n’a toujours pas gagné d’argent, mais a promis d’être
bénéficiaire au 4ème trimestre 2001…
|
Les
banques en ligne avaient également été
pensées comme devant être totalement déconnectées
des établissements existants. C’était une erreur
qu’on corrige actuellement. Naturellement, cela laisse des
acteurs purement Internet comme Ze Bank, ouverte en 2001,
dans une position difficile. Mais les portails spécialisés
(par exemple dans le change de monnaies, comme Currenex) se
développent.La résolution des problèmes
de sécurité progresse très lentement.
|
Ceux
qui ne veulent pas d'Internet
|
| Pas
besoin |
40
%
|
| Pas
de micro |
33
%
|
| Pas
d'intérêt |
25
%
|
| Ne
sait pas s'en servir |
16
%
|
| Coût
trop élevé |
12
%
|
| Pas
le temps |
10
%
|
Source
: Enquête Ipsos-Reid dans 30 pays,
1er semestre 2001 |
Depuis
2001, la signature électronique a force légale en
France, mais elle est peu employée. La solution de paiement
française Cyber-comm, portée par beaucoup d’organismes
financiers, est un échec. Enfin la carte bancaire à
puce, présentée comme la solution la plus sûre,
voit sa sécurité s’effriter lentement au fur et à
mesure que les pirates progressent dans leurs connaissances. Le
vol de numéros de carte reste, lui, un sport très
prisé. 10 % des 5 000 plus grandes compagnies mondiales utilisent
déjà Internet pour leurs achats généraux
et ce pourcentage augmente rapidement selon Aberdeen Group. Ces
entreprises pourraient économiser ainsi jusqu’à 10
% de ces dépenses, soit 2300 milliards de dollars par an
en gains de productivité et baisse des prix d’achat. Cela
ne veut pas dire que la vie des market places du B2B soit
aisée. Un seul exemple : Marketo, site d’enchères
inversées du monde des industries graphiques n’a pas pu s’imposer.
Petit à petit le cadre légal du e-commerce se précise.
Le gouvernement fédéral américain a prolongé
le moratoire sur l’exemption fiscale sur les ventes en ligne. Bruxelles
a aligné le paiement de la TVA à l’exportation des
produits téléchargés sur celui des autres biens :
pas de TVA à payer pour les exportations extra-communautaires.
Enfin, les rumeurs de décès du Minitel étaient
fortement exagérées. Il décline, certes, mais
malgré ses quinze ans d’âge voit s’ouvrir toujours
de nouveaux services, souvent déjà présents
sur le web, car il est encore très répandu et repose
sur un business model en béton, le kiosque, qui fait
défaut sur Internet…

Le décollage de l’Internet
mobile pour les entreprises ?

Pierre Vialle
Les
expériences décevantes avec les premières versions
du WAP avaient suscité une position attentiste de la part
des entreprises vis-à-vis de l’Internet mobile. Son décollage
devrait cependant être favorisé par certaines tendances
lourdes du marché, l’offre de portails professionnels et
la mise en service du GPRS. Parmi les tendances du marché,
on peut citer :
- le
marché des mobiles qui devrait encore croître de
33 % en Europe de 2001 à 2004 selon Strategy Analytics
(2001),
- l’équipement
systématique des nouveaux téléphones mobiles
avec des fonctionnalités WAP,
- la
généralisation de l’accès Internet dans le
monde professionnel, qui après les grandes entreprises,
touche maintenant les PME, avec un taux d’équipement passant
de 64 % en 2000 à 73 % en 2001 (Idate, 2001),
- et
surtout la diffusion de l’Intranet dont le taux d’équipement
devrait passer de 10 % en 1999 à 40 % en 2002 selon l’Idate
(2001).
Il
est encore difficile à ce jour de pronostiquer l’évolution
de ce marché. En France, l’étude INT/Cigref auprès
des grands comptes (réalisée fin 2000) faisait ressortir
que l’Internet mobile était une priorité pour 20 %
des répondants, et que 40 % pensaient le mettre en œuvre
dans les cinq ans à venir. Dans l’étude Markess International
(2000), 16 % des répondants avaient l’intention de mettre
en œuvre de telles applications à court terme. Cette dernière
étude prévoit une croissance moyenne de 194 % entre
200 et 2002. Les deux études suggèrent une prédominance
à court terme des applications B-to-E visant les employés.
Afin d’exploiter ce marché en émergence, les opérateurs
mobiles français ont développé une offre de
portails destinés spécifiquement aux entreprises.
France Télécom a proposé son portail en juillet
2000, et affirme sa dimension européenne avec la création
de Orange MIB, joint-venture entre Orange et Equant. Orange MIB
affiche 700 clients fin 2001. La même année, Cegetel
a lancé son portail Internet mobile SFR en septembre 2000,
dans le cadre d’une stratégie axée sur l’Intranet
mobile et sur la convergence fixe/mobile. Enfin, Bouygues Telecom
a lancé en septembre 2001 son portail " BtoBouygtel ",
une offre plus particulièrement ciblée sur les PME,
avec une structure tarifaire qui leur est favorable. Ces offres
comportent globalement trois types de services :
- des
services de communication bureautique : agenda, messagerie,
annuaire, alerte SMS, espace de communication interne,
- un
bouquet de services génériques : réservations,
trafic routier, bourse, informations sectorielles…
- l’accès
aux applications spécifiques de l’entreprise : base
de données clients, intranet…
A ces
services pour l’utilisateur, il faut ajouter ceux destinés
au gestionnaire de flotte (gestion des accès et des profils
d’utilisateurs, fourniture de statistiques d’utilisation…). Des
déclinaisons sectorielles sont aussi proposées, parfois
sous forme de package (" Road on Line " et " MIB
City " dans le cas d’Orange MIB). Dans le cadre de ces
offres, les opérateurs cités collaborent avec différents
fournisseurs de contenus et ASP. Ils ont aussi une politique de
partenariats avec les intégrateurs et SSII afin de permettre
à ces derniers d’incorporer leur portail mobile dans les
solutions développées par ces entreprises. Fin 2001
les opérateurs commencent à commercialiser, avec une
certaine discrétion, les services GPRS. Outre un débit
plus élevé (débit réel de 30 à
50 kbit/s actuellement, débit théorique de 171,2 kbit/s),
cette technologie offre une connexion permanente et permet une facturation
au volume d’information, qui devrait être plus attractive
pour les échanges de données que la facturation au
temps du GSM vocal. Il reste cependant une inconnue liée
au comportement d’adoption des entreprises face à des normes
qui vont se chevaucher rapidement dans le temps : celles-ci
ne risquent-elles pas d’attendre l’arrivée de l’UMTS prévue
pour 2003 ?

Content Delivery Networks

Guilhem Ribart
Alors que l’on assiste aujourd’hui à l’explosion des services
en ligne, il existe un légitime besoin d’amélioration
de la qualité des services proposés sur Internet.
Cela se situe aussi bien dans le domaine du commerce électronique
que dans celui de téléchargement de multimédia
comme la musique. Certains services sont ainsi tributaires de l’amélioration
et de la décongestion des réseaux pour assurer une
distribution optimale. De nombreux fournisseurs de contenu ont en
effet aujourd’hui besoin de toucher les utilisateurs ayant les mêmes
usages d’Internet. Par exemple la retransmission d’événement
live passe par le développement de technologie haut débit.
Un
Content Delivery Network (CDN), comme nous allons le voir,
est une technologie construite spécifiquement pour la livraison
très performante de contenu multimédia riche. Brièvement,
cela se compose de services de redirection permettant d’envoyer
l’utilisateur vers les serveurs rapides les plus proches, et de
services de distribution à haut débit basés
sur des systèmes de serveurs capables de stocker du cache.
Cela permet ainsi de contourner les backbones trop saturés
et d’utiliser des réseaux où la performance est garantie.
Ces serveurs étant souvent situés près du destinataire,
les temps de réponses sont beaucoup plus courts. Ainsi, quand
un utilisateur envoie une requête, elle est redirigée
vers un data center du fournisseur puis vers le réseau
du CDN le plus proche en respectant des critères de temps,
distance et de disponibilité. Le développement des
CDN va bénéficier à tous les acteurs du marché
Internet des manufacturiers aux éditeurs de contenus. En
effet, la chaîne de valeur et le marché créés
par cette technologie est très large. Cela va des éditeurs
de contenus multimédias qui vont pouvoir mieux commercialiser
leurs produits, aux fournisseurs d’accès Internet et opérateurs
locaux de télécoms qui sont en prises avec les utilisateurs.
Cela permettra d’apporter par ces produits et services une valeur
ajoutée et des éléments de différenciation
importants dans le contexte actuel de concurrence intense de ce
type de marché. Les propriétaires de sites de commerce
électronique soucieux des temps de réponse et voulant
offrir une rapidité accrue aux clients peuvent tout à
fait s’adresser aux fournisseurs de contenus. Toutes les entreprises
opérant dans le domaine de la communication seraient ainsi
bien inspirées de s’intéresser à ces nouveaux
procédés. Que cela soit pour promouvoir des événements
à l’aide de bandes annonces et l’insertion de publicité
sur différents supports ou pour offrir de nouveaux services
à leurs clients comme les spots vidéos destinés
à fonctionner uniquement sur Internet. De même que
les universités et instituts de formation souhaitant développer
des solutions de e-learning et des programmes d’université
virtuelle ou les radios et Web-Tv devraient d’ici peu passer par
l’intermédiaire de ces fournisseurs. Ces marchés sont
souvent à conquérir car les CDN sont récents
et l’on pense que leur usage est cher. En fait, toutes les études
sur les CDN ont montré que leur utilisation apporte très
rapidement de très grosses économies d’échelles
et que ce coût est facilement supportable quand on a la possibilité
de le faire partager à de nombreux utilisateurs.
|
L’un
des plus gros défis qu’il reste donc à relever
pour les acteurs de ce marché est la retransmission
d’événements en live. Cela pose bien
évidemment le problème des pics d’audience et
de leur régulation. Les CDN sont donc une nécessité
face à l’augmentation des services et contenus multimédia
qui circulent sur Internet. Cependant, leur développement
et leur utilisation sont fortement liés à l’amélioration
de la qualité de service disponible actuellement sur
Internet, notamment au niveau des débits. Aujourd’hui,
les acteurs principaux du marché sont Akamai et Inktomi,
leader de la Content Alliance et de la Content Bridge Alliance,
ainsi que Apple et son Multicast. Si Akamai fait figure aujourd’hui
de pionnier, sa technologie a aujourd’hui 18 mois et celle
développé par Inktomi pourrait bien la supplanter.
Cette société a en effet mis au point un procédé
de diffusion de l'information à l'intérieur
du Réseau qui permet à la vidéo de se
répandre de proche en proche.Alors qu'Akamai de son
coté distribue l'information de l'extérieur
du Réseau à partir d'un point central, Inktomi,
société américaine et spécialiste
des infrastructures de distribution de contenu et des technologies
de recherche, a ainsi annoncé une alliance stratégique
avec AOL, Adero,
spécialisé dans les technologies réseau,
ainsi que six autres partenaires. Celle-ci vise à la
création d'une plate-forme de distribution de contenu
inter-réseau, dénommée Content
Bridge. Elle doit proposer des services de distribution
de contenu Internet "riche" des fournisseurs de contenu vers
les internautes, au travers des réseaux de ses membres.
L'alliance compte aussi parmi ses membres les sociétés
Digital Island,
Exodus, Genuity,
Madge Web, Mirror
Image et Netrail.
Ce type de service permet d'augmenter la fluidité du
trafic sur Internet, en l'organisant et en mettant en commun
les ressources réseau des partenaires. De plus, la
plate-forme devrait s'avérer capable dans l'avenir
de diffuser du contenu audio et vidéo, que l'on désigne
souvent par le terme rich media, et pourquoi pas, à
terme, des films.
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Des
idées intéressantes sur Internet
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870 000
Japonais se sont inscrits en deux jours pour recevoir la lettre
électronique du Premier ministre Junichiro Koizumi.
Michigan State University a fait écrire par Anthony
Clarvoe, et le San José Repertory Theater a monté,
en première mondiale, la pièce de théâtre
Ctrl+Alt+Delete qui raconte l'ascension et la chute d'une
start-up.
La justice britannique expérimente l'usage du e-mail
dans les phases préparatoires des procès.
www.autodafe.org/fr
accueille les uvres littéraires censurées
dans leur pays.
Kaycee Nicole était une jeune leucémique qui
se racontait sur le web. A sa mort, qui a suscité beaucoup
d'émotion, on a appris que c'était une créature
virtuelle.
Richard Schmidt a accumulé 3200 dollars grâce
à son site www.sendmeadollar.com. Et l'israelien Tomer
Krissi a changé son nom en Tomer.com
Quand au cuisinier Fabrice Eola, il diffuse gratuitement sur
Vitaminic sa musique, des morceaux intitulés Gâteau
au chocolat ou Potée au choux.
Le site de la MAAF permet de calculer son taux d'alcoolémie
(www.pro.tircis.com)
www.theyesmen.org
réunit 300 imposteurs. Ils ciblent particulièrement
l'OMC.
L'association Luccas des usagers mécontents du câblo-opérateur
Noos a appelé à une cyber-manifestation en début
d'année.
www.pandoratv.com
est une webTV qui passe des photos (plus créatif et
moins lourd).
Sources
: Le Monde et divers
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La
maîtrise, le développement et l’universalité
du streaming devient en conséquence une condition
d’existence et de force en matière d’Internet. Les fournisseurs
de services en CDN ont commencé leur activité il y
a environ deux ans. L’évolution des services va vers une
multiplication des vendeurs de contenus et de l’interopérabilité
et de l’échange de ces contenus. Le consommateur pourra passer
sans problème d’un fournisseur d’accès à un
autre. De plus, ils toucheront un plus grand nombre de consommateurs.
L’augmentation des CDN est vitale pour les éditeurs. De plus,
ils vont profondément modifier les business models
des fournisseurs d’accès qui, en participant à la
chaîne de valeur crées par les CDN, vont pouvoir tirer
de nouvelles sources de revenus. Car les opérateurs qui cherchent
à concurrencer Akamai n'y parviendront que s'ils s'unissent,
et mettent en place une stratégie à l'échelle
mondiale. 
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