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Chaque année depuis six ans nous nous livrons à un exercice
en apparence facile, et qui nous apparaît réellement toujours plus
difficile : que s’est-il passé l’année écoulée qui mérite qu’on
y revienne, parce que cela permet d’éclairer l’avenir ? Dans
le foisonnement de l’actualité au quotidien, nous tentons un tri
qui ne se résume pas à quelques grandes tendances.
Celles-ci
sont connues depuis longtemps : l’avancée des technologies
permet à la fois la fameuse convergence entre télécommunications,
électronique, informatique et contenus (médias) en multipliant les
possibilités de services et réduisant les coûts ; la libéralisation
de l’économie et la croissance économique structurent le comportement
des entreprises et des ménages.
Mais
concrètement, quel chemin ces tendances empruntent-elles ?
Nous connaissons beaucoup de prédictions erronées, nous en avons
proféré quelques-unes nous-mêmes… Chaque année, les acteurs du jeu
économique, social et technique inventent de nouvelles combinaisons
qu’il nous faut décrypter et évaluer.
On pourrait penser que 2001 est une « petite année »,
sans ces spectaculaires changements stratégiques et techniques que
nous avons connus parfois dans le passé. Mais cela serait faux,
2001 est une année très intéressante car c’est une année de transition,
où beaucoup de choses changent en profondeur. 2001 est malheureusement
attristée par les attentats et par la guerre, mais aussi par une
décroissance brutale de l’emploi dans les TIC. Nous consacrerons
un chapitre entier à cette évolution préoccupante dans le court
terme et, pour le reste, nous alternerons les relations aussi fidèles
que possibles de l’actualité de l’année écoulée et les synthèses.
Car les périodes de transition sont un bon moment pour faire des
bilans et des analyses plus prospectives.
Comme les années précédentes on trouvera un exposé complet sur la
situation des opérateurs de télécommunications dans le monde. Pour
garder raisonnable la taille de ce document, les autres chapitres
sont moins systématiques dans leur couverture de l’actualité. De
même, les textes en anglais et français sont complémentaires. Et
comme d’habitude, le coordonateur de l’ouvrage prend sur lui les
erreurs et omissions restantes, que les quinze jours de fièvre rédactionnelle
de début janvier de toute l’équipe d’OSTIC ont rendues presque inévitables.
Michel
BERNE
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