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Après une année 2001 finalement assez dynamique, 2002 a déçu sur le plan économique en France et en Europe. La France, avec une croissance de 1 % prévue par l'INSEE, a fait un peu mieux que la zone Euro (0,7 %). Mais le chômage a continué à progresser tout doucement. L'introduction, techniquement réussie, de l'Euro a quand même passablement perturbé les esprits et donné lieu à des soupçons d'inflation. Les reste de l'Union européenne ne va guère mieux, la croissance en Allemagne a atteint seulement 0,2 %.

Les équilibres de la France en 2002 (%)

Mais la grande nouvelle est l'annonce de l'entrée en 2004 de 10 nouveaux pays dans l'Union européenne et de l'ouverture de négociations avec la Turquie.2002 a été très contrastée aux Etats-Unis. Finalement, l'activité s'est située à un haut niveau mais le dollar est en baisse et les déficits fiscaux sont réapparus.

Croissance du PIB 1,0
Investissements des entreprises - 0,9
Consommation des ménages 1,8
Prix à la consommation (glissement) 2,3
Taux de chômage (fin d'année) 9,1

Source : INSEE

Le Japon a toujours une croissance négative et n'arrive pas à sortir de la crise. L'Amérique latine a connu une année très difficile en général ainsi que le Moyen-Orient alors que l'Asie en développement a poursuivi sur sa lancée. Les équilibres de la France en 2002 (%)

La croissance dans l'OCDE en 2002 (%)

France  1,0
Union européenne 0,9
USA  2,3
Japon  - 0,7

Source : OCDE

Le grand retour d'une croissance économique générale ne s'est pas produit comme attendu en 2002. Cette situation n'est pas très favorable pour les dépenses d'investissement. Selon Gartner Dataquest, les dépenses mondiales en technologies de l'information, qui avaient baissé de 0,4 % en 2001, auraient crû de 3,4 % en 2002 pour atteindre 2300 milliards de dollars.

Donc nous constatons la mort de l'idée d'une " nouvelle économie ", à forte croissance, sans cycle, sans inflation ni chômage grâce aux progrès des TIC. Pour le secteur des nouvelles technologies, les conséquences peuvent être très importantes comme l'explique - avec un brin de catastrophisme - le président de Gartner Michael Fleischer : " Ce n'est plus l'innovation qui tirera le marché, c'est le remplacement de ce qui existe. Evidemment, c'est assez effrayant pour les sociétés du secteur dont le modèle a toujours été fondé sur l'innovation ". Interview recueilli par Olivier Auguste, le Figaro, 12 novembre, 2002.

cliquer pour avoir le début du document  puce_jaune Michel BERNE 

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