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Il
y a toujours en France un grand nombre de titulaires de licences
(en fixe, fin 2002 : 14 L33-1 pour les réseaux, 11 L34-1
pour les services et 49 combinant L33-1+L34-1), mais bien peu d'opérateurs
comptent vraiment sur le marché. Le ménage a été
fait parmi les concurrents et on voit le tout s'organiser autour
de France Télécom, Cegetel, LDCom, Tele2 et quelques
opérateurs plus petits ou de niche (Colt, Completel etc.).
Michel
BERNE
L'actualité en France est dominée par les avancées
lentes de la concurrence, essentiellement dans le domaine des télécommunications
locales,
L'opérateur
de l'année en France est LDCom, qui a patiemment racheté
plusieurs entreprises mal en point. LDCom avait commencé
en 1998 comme fournisseur de capacité de transport pour opérateurs.
La déconfiture de ses clients et concurrents lui offre la
possibilité de racheter certains, en général
contre un bloc d'actions de LDCom, d'autant plus que ce dernier
est en bonne santé financière. Dans son tableau de
chasse donné plus bas, 9 Telecom repris à Telecom
Italia, représente le plus gros morceau.
L'autre
grand survivant est Tele2, opérateur grand public atypique
par sa gestion privilégiant la sous-traitance. Avec une petite
quarantaine de collaborateurs pour environ 3 millions de clients,
l'entreprise détient un record de productivité "
apparente " largement imbattable.
Enfin
Cegetel " taille sa route ". Le cap des 3,2 millions de
clients en fixe a été passé en 2002. Le capital
de Cegetel était verrouillé par un pacte d'actionnaires
qui est tombé à échéance en 2002. Si
BT, actionnaire minoritaire, était disposé à
vendre sa part (et a d'ailleurs commencé à ré-attaquer
le marché en son nom propre), le contrôle de l'entreprise
a été disputé par Vodafone, riche et puissant,
et par Vivendi Universal, en situation financière délicate
mais qui disposait d'un droit de préemption. Finalement,
Vivendi a refusé l'offre faite par Vodafone et a pu réunir
les 4 milliards d'euros nécessaires. Par ailleurs, on s'achemine
vers une simplification des relations entre Cegetel et Telecom Développement
(TD), sa filiale commune avec la SNCF. Cegetel devrait absorber
TD en 2003. Une rumeur circule également fin 2002 au sujet
de Siris, qui pourrait, ironie du sort, revenir dans le giron de
Cegetel. Rappelons que Siris, après avoir été
créé par l'ancienne Générale des Eaux,
maintenant Vivendi, avait été vendu à AT&T,
qui l'a cédé à Deutsche Telekom.
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Créé
en 1998 par le groupe Louis Dreyfus
Chiffre d'affaires prévisonnel 2002 : 600 M€
2000 collaborateurs
Actionnariat
: Louis-Dreyfus 42,6 %. Suez 17 %, CSFB 8,3 %, Belgacom 8,1
% Wendel Investissement 7,3 % et Telecom Italia 7 %
11000
km de fibre optique en France et Europe du Sud
28 boucles métropolitaines
50 sites d'hébergement et services IP
A repris en 2002 : Kaptech, Belgacom France, Firstmark Communications,
9 Telecom, Ventelo France (en 2001 : Fortel, une partie de
Kertel)
Parmi les filiales : LDCâble, qui a construit pour le
syndicat de communes Sipperec le réseau Irisé
en région parisienne
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Michel
Berne
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