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Où s'arrête la prise normale de
risque managérial et où commence la mauvaise gestion
? C'est toute la question cette année pour les grandes entreprises
du secteur, en proie à de graves difficultés. D'un
côté les chanceux ou les prudents. De l'autre ceux
qui ont été sanctionnés par la bourse, ont
perdu leurs dirigeants, leur réputation et même parfois
ont dû déposer leur bilan. Le secteur des TIC a découvert
aussi que certaines grandes entreprises avaient été
cavalières, voire franchement malhonnêtes. Dans ce
tour d'horizon bien déprimant, nous ne traitons que des cas
désignés publiquement de mauvaise gestion et fraude
: la situation critique des équipementiers, habitués
à des cycles violents dans leur activité, est abordée
dans le chapitre qui leur est consacré. Après une
introduction décrivant le contexte boursier, les cas de France
Télécom, Deutsche
Telekom, Vivendi Universal,
Kirch et Worldcom
seront développés. Nous tirerons enfin les conclusions
- provisoires - de ces événements.
A-t-on touché le fond ?
La poursuite de la baisse des marchés boursiers
en 2002, après une année 2001 déjà épouvantable,
a fait plonger certaines actions du secteur des technologies de
l'information et de la communication (" TMT ") vers des
niveaux extrêmement bas, avec des conséquences importantes
sur leur stratégie et leur gestion.
Le CAC a connu sa plus mauvaise année depuis
sa création en 1997 ; pour le Dow Jones, le mois de décembre
2002 est le pire depuis 1931
Dédiés aux valeurs
technologiques, le Nouveau Marché parisien a perdu la moitié
de sa valeur et son homologue de Francfort, le Neuer Markt va fermer
ses portes. Le Nasdaq new-yorkais a aussi perdu de l'ordre de 32
%.
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2/1/2002
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Plus
haut
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Plus
bas
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Fin
2002
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CAC
40(Paris)
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4580
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4720
(4/1/02)
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2612
(10/10/02)
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3064
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Dow
Jones (New York)
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10646
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10728
(8/3/02)
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7181
(10/10/02)
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8342
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Encore une fois, malgré un rebond vers la fin 2002, les
quatre actions du CAC 40 ayant perdu le plus de valeur dans l'année
appar-tiennent au secteur des TIC :
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1
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-
78,23 %
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2
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Vivendi
Universal
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-
74,98 %
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3
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Cap
Gemini
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-
73,14 %
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4
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France
Télécom
(Orange)
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-
62,85 %
(- 35%)
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Alcatel, Cap Gemini et France Télécom
avaient déjà perdu au moins la moitié de leur
capitalisation en 2001. La palme dans le SBF 120 revient à
Altran dont le cours a perdu 91 %. Les indices technologiques parisiens
IT.CAC40 et IT.CAC ont perdu fin 2002 respectivement 42,7 et 38,2
% de leur valeur depuis début 1999.
La performance des valeurs des TIC est donc moins
bonne que celle de la moyenne des marchés boursiers. A cela
plusieurs explica-tions simples :
les
opérateurs sont colossalement endettés, certains d'entre
eux ont frôlé la cessation de paiement, voire ont déposé
leur bilan
la
méfiance règne vis-à-vis du secteur après
les scandales américains de Worldcom, Qwest et Adelphia
les
perspectives de croissance apparaissent moins riantes que précédemment
et les investisseurs préfèrent maintenant d'autres
secteurs. deuxième
partie
Michel
BERNE 
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